• samedi , 15 août 2020

Les grands sujets 2020 selon Yannig Raffenel – BLENDED LEARNING

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On parle des grands sujets 2020 du Digital Learning avec Yannig Raffenel, CEO Expert chez BLENDED LEARNING. DLM NEWS l’avait rencontré lors du salon Learning Technologies France à Paris, les 5 et 6 février 2020.

Yannig Raffenel, référent du Digital Learning

Yannig Raffenel est co-fondateur du Learning Show à Rennes et conférencier régulier sur le sujet. Il est aussi CEO expert chez SAS BLENDED LEARNING et Président du Cluster EdTech Grand Ouest qui fédère tous les acteurs de la formation sur ce grand territoire. Il contribue ainsi à la construction de projets innovants visant à garantir l’employabilité des collaborateurs d’ETI.

2020 : La maturité du Digital learning

Yannig Raffenel nous confirme que 2020 est l’année de la maturité pour le Digital Learning. Les entreprises ont maintenant un retour d’expérience depuis 25 ans, qui permet de dire que le marché est mature et en même temps en pleine transformation. Aujourd’hui, il y a une vraie communauté de professionnels du Digital Learning.

En regardant dans le rétroviseur, on sait désormais ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Mais aussi quels termes sont à employer et lesquels ne le sont plus, comme « e-learning » ou la « FOAD ». En effet, « Former tout le monde à distance » était l’objectif pendant de nombreuses années invitant à produire du contenu. Mais la réalité fut que les taux d’usage n’étaient pas au rendez-vous. Un temps révolu, qui pousse aujourd’hui à faire du Digital Learning en insistant sur l’humain.

Plus on utilise le digital, plus la place de l’humain est essentielle

La transformation des métiers revient au cœur des préoccupations. Avant, on pensait que l’important était d’avoir un formateur qui devienne un concepteur de ressources. Pour cela, on lui a mis une multitude d’outils pour qu’il le fasse, mais cela ne suffit pas. Il faut aussi maintenant encore une fois remettre de l’humain dans les formations avec des mentors, des gens qui vont faire vivre la formation, animer, et accompagner l’apprenant.

Ainsi, le rôle de l’ingénierie de formation est de mettre une touche d’émotion dans les formations. Malgré qu’elle soit « moins sexy » que l’ingénierie pédagogique, parce qu’on ne parle pas de ressources, on parle simplement de construire un dispositif. Il est important aujourd’hui de se poser la question : Comment est-ce que je vais construire une formation dans la durée pour que cela puisse motiver mes collaborateurs ? Pour qu’il ait de la reconnaissance, le meilleur du présentiel, le meilleur du digital. Un mélange, qui, une fois structuré, fonctionnera très bien en synchrone avec des alternances de moments de regroupement, d’accompagnement, de webinars, etc. L’idée est bien de se poser avant de produire.

De nouvelles habitudes à prendre pour les services formation des entreprises

Pour assurer du Blended Learning, les entreprises doivent s’entourer des meilleurs ingénieurs en interne si elles ont la compétence, ou alors il faudra aller la chercher. Difficile pour les services de formation internes des entreprises, car ils ont été habitués à gérer des plans de formation, des catalogues de formation, à faire de la gestion administrative pour piloter les formations tout en étant rémunérés ou indemnisés par les OPCO. Désormais, les commanditaires sont les métiers. Ces derniers attendent que l’on parle de leurs problèmes, que l’on construise quelque chose avec eux où la montée en compétences sera garantie.

Aujourd’hui, l’important ce sont les soft skills. Mais la question c’est : est-on capable de former les gens sur les soft skills ? C’est le rôle des ingénieurs pédagogiques de construire une situation qui va en même temps que je forme la personne (ou les personnes) à des compétences techniques, va en même temps développer de la créativité, de la coopération, de la communication, de l’esprit critique, etc.

Les acteurs de la formation ne doivent pas seulement être des « netflix de la formation ». Faire de l’ingénierie pédagogique, c’est reprendre les fondamentaux qu’on apprend en faisant, c’est mettre en place de la pédagogie par projet dans lesquels les apprenants vont travailler en groupe, avec des ressources qui leur sont mises à disposition. Mais où l’enjeu et l’essentiel ce n’est pas le contenu, mais ce qu’on en fait.

Qu’apporte le digital dans la formation ?

La première tendance liée au Digital, ce sont les sciences cognitives. C’est-à-dire, l’apport de connaissances, la recherche et les algorithmes qui vont permettre d’aller travailler sur l’ancrage mémoriel ou sur la capacité à retenir. Il est donc question ici de la rétention d’information, comment l’apprenant va être re-stimulé ? C’est pourquoi les différents niveaux de l’Adaptive Learning ce n’est que le digital qui peut nous l’apporter.

La deuxième tendance c’est le mix : réalité virtuelle, intelligence artificielle. Toutes ses dimensions ont créé des conditions totalement nouvelles et innovantes puisqu’on ne va plus faire appel aux aspects cognitifs, mais aux aspects émotionnels et proprioceptifs. Psychomotricien de formation, Yannig Raffenel nous rappelle que l’homme doit être pris dans son altérité, dans son intégralité, le corps et l’esprit. Ce que fait la Réalité Virtuelle. On va ressentir une émotion, une sensation physique, car le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et le virtuel.

Une autre dynamique qui est de plus en plus à l’ordre du jour : Apprendre avec et par les autres. Par exemple, les formations en réalité virtuelle peuvent même être pratiquées de pair à pair, afin qu’en groupe chacun puisse apprendre de l’autre. Car le défi  2020 est que l’apprenant puisse renouer avec le plaisir d’apprendre…

DLM NEWS a hâte de voir fleurir des projets dans cette tendance, pas vous ?

Pour information, vous pouvez retrouver Yannig Raffenel lors de la 4e quatrième édition du Learning Show qui se déroulera le 6 octobre à Rennes.

Pour aller plus loin…

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